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Au procès de Rachida Dati pour « corruption », l’ancienne ministre face à un témoignage dévastateur

Au procès de Rachida Dati pour « corruption », l’ancienne ministre face à un témoignage dévastateur

Par une étrange magie, le micro de la salle 2.01 du tribunal judiciaire de Paris s’est tout à coup mis à fonctionner, lundi 21 septembre à 18 h 03. Depuis le début des audiences du procès de Rachida Dati, le 16 septembre, et jusqu’à cette heure fatidique, l’appareil rechignait à transmettre autre chose que des bribes des explications de la prévenue. Caprice technique ou volonté de l’intéressée d’éviter de nourrir la foule qui se presse sur les bancs du public ? Difficile de trancher.

L’ancienne ministre de la justice (2007-2009) et de la culture (2024-2026), toujours maire du 7e arrondissement de Paris, doit pourtant répondre d’un sujet grave : elle est renvoyée devant le tribunal pour « corruption passive » et « trafic d’influence passif ». Des juges d’instruction la soupçonnent d’avoir touché 900 000 euros entre 2010 et 2012 de la part de la holding chapeautant l’alliance Renault-Nissan (RNBV), en échange de coups de pouce au Parlement européen, où elle siégeait comme députée.

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