Politique

Chantier de la basilique Saint-Denis : après l’élection de Stéphane Bern, Bally Bagayoko dénonce une « rupture inédite »

Chantier de la basilique Saint-Denis : après l’élection de Stéphane Bern, Bally Bagayoko dénonce une « rupture inédite »

« Voyez la basilique… notre pays s’est inventé ici ». C’est devant les portes de la basilique Saint-Denis, place Victor-Hugo, à Saint-Denis, que Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise (LFI) à l’élection présidentielle, a choisi de faire son premier meeting de campagne, le 7 juin. L’édifice hautement symbolique, « cimetière aux rois », continue de faire l’actualité : le pilotage du chantier visant à réparer sa flèche et sa tour nord, abîmées par la foudre en 1837, suscite désormais une passe d’armes politique. L’association Suivez la flèche, chargée des travaux depuis le début du projet, en 2016, a élu comme nouveau président l’animateur Stéphane Bern, à l’issue d’un conseil d’administration le 24 juillet. Un coup d’éclat, alors qu’il est de coutume que le poste soit attribué au maire de Saint-Denis, fonction occupée par l’« insoumis » Bally Bagayoko.

L’élu s’en est offusqué dans un communiqué de presse, deux jours plus tard, le 26 juillet, rendant publiques des tensions existant depuis plusieurs mois. « Cette élection constitue une rupture inédite », y écrit-il. Contacté par Le Monde, il affirme avoir retiré sa candidature peu avant le conseil d’administration et quitté l’assemblée générale en protestation. « Dans cette association de loi 1901, le président est élu. Ce n’est pas héréditaire comme dans une monarchie ! », a lancé en retour Stéphane Bern, interrogé par Le Parisien.

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