Culture

Daniel Barenboïm, le fédérateur des peuples et des notes, ovationné à la Philharmonie de Paris

Daniel Barenboïm, le fédérateur des peuples et des notes, ovationné à la Philharmonie de Paris

L’entrée en scène, informelle, des musiciens d’orchestre avant le début d’un concert est généralement saluée par des applaudissements plus ou moins nourris. Ceux qui ont accueilli les membres du West-Eastern Divan Orchestra, lundi 21 septembre, à la Philharmonie de Paris ont dépassé en durée et en intensité l’enthousiasme généralement réservé par le public aux formations les plus prestigieuses. L’orchestre appelé à jouer ce soir dans la grande salle Pierre-Boulez, archicomble, est donc précédé par sa réputation.

Fondé en 1999 par le chef d’orchestre Daniel Barenboïm et l’homme de lettres Edward W. Saïd (1935-2003), cette phalange symphonique en perpétuel renouvellement est constituée de musiciens israéliens et de musiciens arabes, principalement palestiniens. « Ni les Israéliens ni les Palestiniens n’ont besoin d’un orchestre pour faire la paix », déclarait Daniel Barenboïm en 1996 dans un entretien avec Laurent Bayle (ancien directeur de la Philharmonie de Paris), partiellement projeté avant le concert lors d’une rencontre de trois musiciens du West-Eastern Divan Orchestra consacrée aux principes de ce collectif à vocation humaniste mais pas utopiste.

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