« On ne fait pas le retour d’expérience en plein milieu de la bataille ». Alors que la France fait face à une multiplication de feux de forêts, dont le plus ravageur est toujours en cours en Gironde, l’appel d’Emmanuel Macron à « rester unis », lancé à Bordeaux, lundi 27 juillet, ne tarit pas les critiques des oppositions. Au contraire.
Ces derniers jours, l’unique concorde entre les forces politiques a été exprimée au travers de l’hommage unanime rendu aux forces mobilisées sur le terrain et aux victimes sinistrées. Mais malgré l’absence de morts civils, le président de la République comme le premier ministre, Sébastien Lecornu, se voient reprocher un état d’impréparation face à l’ampleur inédite des incendies, qui conduit à la mise sous tensions des moyens et des services de protection civile.
A gauche, comme lors de la récente vague de canicule, les critiques se concentrent sur le manque d’anticipation et d’adaptation aux conséquences du changement climatique. Alors que le chef de l’Etat a déclaré, lundi, que « ce qu’on vit est très atypique » et rappelé que le budget de la sécurité civile est passé de 400 millions d’euros en 2017 à plus 800 millions aujourd’hui, la secrétaire nationale du parti Les Ecologistes, Marine Tondelier, a usé, lundi, d’un tout autre vocable. « On vit un été de bascule », mais « on nous explique que le principal problème des feux, ce sont les pyromanes », a fustigé la candidate à la présidentielle lors d’une conférence de presse. Elle a considéré qu’« il y a aussi des pyromanes en politique » et pointé une « lourde responsabilité de l’Etat dans l’impréparation et dans ce qui se passe aujourd’hui ».
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