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Meurtre de Thomas Perotto, à Crépol, en 2023 : « A partir du moment où le racisme anti-Blanc existe, la justice doit le caractériser »

Meurtre de Thomas Perotto, à Crépol, en 2023 : « A partir du moment où le racisme anti-Blanc existe, la justice doit le caractériser »

Dans un second avis de fin d’information daté du 20 juillet, la juge d’instruction chargée de l’enquête sur le meurtre de Thomas Perotto, 16 ans, tué dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023 à Crépol (Drôme), retient la circonstance aggravante de racisme visant « la [prétendue] race blanche et la nation française ». La question du « racisme anti-Blanc » avait jusque-là été écartée par la justice. Evan Raschel, professeur de droit et de sciences criminelles à l’université de Clermont-Auvergne, auteur au sein du Club des juristes, spécialiste des questions liées au racisme et membre des Assises nationales de lutte contre les actes antireligieux lancées par le ministère de l’intérieur en mai, revient sur cette décision qui a suscité de nombreuses réactions.

Le « racisme anti-Blanc » est-il une notion juridique ?

Du point de vue du droit, il n’y a aucune difficulté juridique à ce que la juge d’instruction retienne la circonstance aggravante de racisme dans cette affaire. La loi du 1er juillet 1972, dite loi Pleven, la première grande loi en matière de racisme en France, a été à l’époque pensée principalement pour lutter contre le racisme envers les immigrés d’Afrique subsaharienne et du Maghreb, et pas du tout en imaginant que les Blancs pouvaient en être victimes, c’est certain.

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