Au cinquième jour de l’incendie « inédit » qui ravage la Gironde, Emmanuel Macron a profité d’une relative accalmie, lundi 27 juillet, pour aller à la rencontre des forces mobilisées entre le bassin d’Arcachon et la métropole bordelaise, où la situation « reste difficile », et leur adresser le « soutien de la nation ». Un aller-retour depuis Paris effectué en Falcon, après la tenue d’une cellule interministérielle de crise et un conseil des ministres largement consacré aux feux, afin de montrer que « le président de la République est mobilisé depuis le premier jour », selon son entourage.
Alors que les critiques se multiplient localement à l’encontre des autorités qui auraient laissé « courir le feu » dans le massif de résineux pour mieux préserver la très touristique presqu’île du cap Ferret, que le manque « de bras et de véhicules » est pointé du doigt par des syndicats de sapeurs-pompiers et que la fatigue se fait sentir parmi les troupes engagées sur le terrain, le chef de l’Etat ne s’est pas rendu sur « le chantier » lui-même, où les conditions météorologiques faisaient craindre des reprises de feu. Mais il a adressé, depuis Bordeaux, un message d’apaisement aux pompiers et aux élus.
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